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Comparatifs

Godspeed vs. Hokuto No Ken, La Legende de Kenshiro ?

« 
- Habillez-vous les enfants ! On va être en retard !
- Qu’est-ce que je mets ?
- Tes habits du dimanche enfin ! Et dépêche-toi !
- J’ai pas envie d’aller à la messe moi... (sanglots)
- Tu viens ! Et pas d’histoire (en effet, les histoires c’est pas avant mais pendant la messe) !
- Mais... (interruption par une torgnole)  »

Et c’est ainsi que chaque dimanche matin je fus tiré de mes activités culturelles pour me rendre à l’office dominical, affublé de vêtements qualifiables de "classiques", même par une bande de truffes à serre-tête assistant aux JMJ. Adieu les dessins animés du dimanche matin, bonjour les guignols en robe... Tous les élèves les plus cool n’allaient pas à la messe le dimanche matin (ni un autre jour d’ailleurs...) : eux pouvaient à leur gré suivre l’évolution du championnat de football avec téléfoot ou être au courant de l’actualité automobile avec Auto-moto ou Turbo.

Vous pouvez imaginer toutes les lacunes dans mon éducation... Néanmoins ces séances de profonde communion avec le seigneur ne furent pas dénuées d’intérêt : je connais aujourd’hui certains passages de la bible (les meilleurs si j’en juge leur utilisation répétitive d’année en année) et suis devenu patient.

Jésus est (était) un personnage fascinant. Ses espiègleries ont marqué de nombreuses générations d’écrivains et artistes. Que seraient les facéties d’Harry Potter sans celles de son illustre ancêtre ? Quid de la méchanceté de Dracula sans celle de l’ennemi juré de notre seul et unique messie [1] ? Les multiples combats entre le Bien et le Mal auraient-ils vu le jour sans cette incarnation de la bonté ?

C’est pour cette raison, vous qui sans le savoir êtes imprégnés de ce folklore catholique jusqu’à la moëlle, que j’ai comparé pour votre édification deux oeuvres cinématographiques traitant de la présence divine en notre monde : Godspeed vs. Hokuto No Ken, la légende de Kenshiro .

1 - Godspeed
- Le film : Réalisé par Robert Saitzyk Affiche Godspeed
Avec Joseph McKelheer, Cory Knauf, Ed Lauter, etc.
Genre : Divers
Durée : 1h39 min
Année de production : 2009

- L’atmosphère : l’Alaska, ses forêts, sa neige, ses cailloux... C’est pourri, il y a de la nature partout, il fait humide et on est loin de tout (on doit prendre l’avion pour rendre visite à ses voisins). Bref, le paradis des mécréants puisque la civilisation n’y existe pratiquement pas (pas de vraie église, le sherif commerce avec la prostituée du coin, etc.). L’endroit idéal pour violer des enfants ou jouer au monopoly sans craindre de représailles...

Ce pays fait donc le bonheur des charlatans en tous genres. Le héros est de ceux-là. Evangéliste, guérisseur, il outrepasse les dogmes Godspeed la tentative de guérison de la mémé par apposition des mains et du torse : Un grand moment émouvantde l’église pour livrer sa version de la bible et prétendre que résident en ce monde des phénomènes magiques, comme la guérison par apposition des mains par exemple.
De là à penser que le personnage mérite tous les malheurs qui lui arrivent par la suite, il n’y a qu’un pas que je franchis sans peine.


- L’action : En effet ce prêcheur, alcoolique impénitent et mari volage, bien piètre exemple pour la société, ne trouve pas mieux à faire que se lamenter de l’assassinat de sa famille (en alaska, il y a le bois à couper et entasser, puis l’ours à chasser). La police cherche bien mais le coupable, introuvable, est plutôt du genre rusé...

Et c’est là que ce film est plutôt pas mal : ce guérisseur, qui a du mal à guérir (les autres) car Dieu ne se manifeste pas dans cette région (franchement, qu’est-ce qu’il viendrait y foutre, même les bars ont l’air complètement pourris...), Le méchant maître d'école...... qui explique très mal en plus et bien il s’aperçoit que le Malin, lui, est partout. En effet, qui aurait pu commettre un tel crime sinon l’ennemi de notre seigneur, Satan en personne.

Bref, il s’agit d’une rencontre avec le Mal (le vrai).

A ce stade je vous ai raconté les 20 premières minutes du film. Et ce sont les meilleures. Ensuite le film se transforme en thriller, avec l’incarnation même du diable en la personne d’un autre faux prophète, lequel bien sûr n’a de cesse de chercher à détruire notre héros.

Celui-ci, suite au meurtre de sa femme et de son fils, ne croit alors plus aux évangiles : il cherche dans Les devoirs d'école : Il n'est pas très soigneux cet élèveles écritures sacrées les paroles qui peuvent être considérées comme "vraies" et efface le reste (du coup il ne reste plus grand-chose). Il est au fond du trou, boit un peu trop, se lave vraisemblablement peu, et en plus se laisse pousser la barbe. Un peu comme le nain dans le Seigneur des Anneaux.

Et c’est là où ça devient fort : son affrontement avec le faux prêcheur (méchant. Et oui, tous sont de faux prêcheurs, mais certains sont de faux qu’ils pensent être vrais, alors que d’autres prêchent le faux parce qu’ils le pensent vrai - quoique pas forcément) va révéler en lui, grâce à sa réfutation de l’existence de Dieu en notre monde, une figure christique.

C’est bien le gentil du film qu’on attendait tous.


- La figure de Dieu : comme dit précédemment, on attend bien Godot. Mais si notre héros apprend pourtant bien son rôle de super héros biblique à force de coups de poing dans sa majestueuse face ornée d’un collier de barbe : sa superpuissance divine tarde à apparaitre. La course poursuite - Je l'ai, je l'ai pas ? Je tire, je tire pas ? En effet, une chasse à l’homme est lancée dont il est le gibier. Les forces en présence : lui, qui ne tarde pas à être blessée par une balle dans le ventre, et un poursuivant, armé d’un fusil de chasse à lunette. Et bien devinez qui en sort vainqueur : le barbu, ce dernier ayant été sévèrement maltraité peu de temps avant à coups de crosse dans la gueule...
Ne faut-il pas être un peu magicien pour réaliser un tel exploit ? [2]

Heureusement pour la morale il parvient à rendre justice en écrabouillant à coup de pierre le visage glabre d’un suppot de Satan. En effet, le méchant n’est pas barbu. Godspeed la mort programmée : Ben oui tu m'aimes, moi aussi, mais tu comprendsça va être un peu difficile, moi la haut, toi ici bas avec tes préoccupations... Je préfère qu'on se donne un peu de temps pour réfléchir... Et de mourir finalement en vrai christ (c’est à dire une mort qui ne ressemble à rien et tient plutôt du suicide...), aux côtés d’une belle innocente (dont je ne vous ai pas parlé car sinon on n’en sort pas hein : les personnages féminins sont forcément secondaires) qu’il contemple béatement plutôt que de l’imaginer nue, remuant langoureusement sous l’action répétée de son divin sceptre.


- Hype : Dieu aujourd’hui n’est pas très tendance. Aucun abbé dans les jurys de la Star’Ac ou de la nouvelle star. Aucun évêque dans les amis de notre président (sinon des primes à la messe auraient déjà été mises en place, ainsi que des prime times religieux sans publicités sur les chaines publiques).

En plus il n’est noté que 4,5 / 10 sur imdb. Ce qui prouve bien le manque de sensibilité de notre génération aux affres de l’absence de divin dans notre quotidien...

2 - Hokuto No Ken, la légende de Kenshiro
- Le film : Titre original : Shin Kyuuseishu Densetsu - Hokuto no Ken Zero Kenshirou-den Affiche La légende de Kenshiro
Année de production : 2008
Genres : Action, Combat & Arts martiaux
Auteurs : BURONSON, OKAMURA YOSHIYUKI, HARA TETSUO
Durée : 90 mins


- L’atmosphère : c’est la fin du monde. Une terre désolée par une guerre nucléaire. Plus aucune vie végétale ou animale. Des bandes qui s’affrontent pour survivre.

Survivre comment ?

Kenshiro - Hou la la les cruels. (enplus ce sont des punks sans chiens...)Et bien pas en faisant de l’élevage ou la culture du riz. En effet, les terres sont plutôt désolées (d’ailleurs, il n’y a plus de mer donc pour la pêche déjà c’est grillé) et stériles, on se déplace au travers d’étendues désertiques sans jamais rencontrer d’arbres (mêmes morts). Pas de bovins non plus qui auraient pu donner lieu à des orgies d’entrecotes...

Non, pour survivre dans ce monde, il faut voler la nourriture à son prochain. Ne me demandez pas comment la nourriture est dégotée : un Auchan retrouvé sous un tas de sable ? Une boutique de charcuterie retrouvée sous un immeuble effondré ? Un stock d’amphétamines déterré (Vu comme certains personnages (des méchants en plus) sont excités...) ? Nous ne le savons pas.

Peut-être un personnage qui multiplie les pains...

Bref ce monde est un mix entre La route (l’obscurité en moins) et Mad Max : quelle violence mes amis !

Les plus faibles (les gentils) sont asservis aux plus forts (les méchants). Quelle honte ! N’y -t-il donc aucune justice en ce bas monde pour que de pareilles atrocités puissent être commises ? Dieu n’existerait donc pas !?

Kenshiro : les gentils petits mariés. On a envie de faire une grosse teuf avec eux !Tout nous porterait à y croire si le film ne commençait pas par la fin : Kenshiro a sauvé sa bien-aimée des griffes de Shin (mais en fait elle est mourante : vous êtes dans l’ambiance). Ils se marient et vont avoir un petit bébé (dans le monde de Kenshiro ces petits êtres n’ont pas une espérance de vie aussi longue que la charge d’une batterie de portable). On est ému, c’est beau.

Mais comment en sont-ils arrivés là ? C’est ce que la suite se propose de nous narrer.


- L’action : un homme marche seul (dans le désert bien sûr). Il est épuisé. Des stigmates sur son torse puissant (ils dessinent la constellation de la grande ourse) pissent le sang.

Kenshiro : le grand méchant loup voit le petit chaperon rouge partoutDes loups (oui je sais, j’ai juste avant dit que la vie animale était plutôt mal en point, mais les loups, eux, ont plutôt l’air de s’accomoder de ce style de vie : le désert, la chaleur, rien de tel pour lustrer le poil et prendre des kilos) énormes s’apprêtent à le dévorer.

Dans un dernier sursaut, Kenshiro (oui vous l’avez reconnu, c’est de Kenshiro qu’il s’agit. Il effectue là sa traversée du désert, comme avant lui l’ont fait de nombreux personnages célèbres, dont Paul-Loup Sulitzer par exemple), très avare de grands gestes, pulvérise ses poilus adversaires, avant de s’effondrer, les 3 mouvements de doigt effectués ayant épuisé ses réserves d’énergie.

Kenshiro : qu'ils sont mignons. On a envie d'en faire des eclaves ?Par le plus grand des hasards, une famille passe par là qui décide, sur l’insistance des enfants, de donner sa chance à ce catcheur déchu (et oui, tel Casimir, Kenshiro et ses muscles qui semblent parfois entraver ses mouvements - comme Casimir donc - suscite ce genre de sentiments chez notre progéniture).

Ce sauvetage est de courte durée : des marchands d’esclaves (qui passaient par là eux aussi : décidément Kenshiro a eu le nez fin, il est venu s’étaler sur ce qui sert d’autoroute à tous les habitants du coin) les capturent pour les emmener dans la ville d’à côté et faire de l’argent sur leur dos (ce sont des marchands d’esclaves).

Kenshiro - Mr Loyal va faire danser ces fumiers d'esclaves (une bonne partie de rigolade en perspective).Dans leur malheur, ils ont quand même de la chance, le marchand qui les a récupérés semble plutôt avoir des talents pour le Music Hall. Par sa tenue tout d’abord : imaginez un type balaise (vous voyez l’allure des catcheurs un peu bedonnants, et bien il est plus balaise que ça), avec un slip de catcheur, une coiffure blonde à la Van Halen, un monocle en métal (le brave homme est sûrement très pudique et ne désire point choquer l’auditoire en laissant entr’apercevoir un oeil banalement crevé) le tout surmonté par un chapeau haut de forme.

Un dandy quoi.

Mais quel drôle d’endroit que cette ville. Le quartier de La Défense apparaitrait presque comme un lieu convivial à côté. La seule activité pratiquée est la vente d’esclaves, ce qui bafoue les principes pourtant élémentaires de l’offre et de la demande : on a envie de leur crier "Diversifiez-vous !" ou "cherchez la valeur ajoutée !" tellement on entrevoit une funeste fin pour ce système obsolète. Le krack semble inévitable.

Kenshiro : je compte bien, et j'entends que tout le monde me suive sur ce point !Surtout lorsque certaines valeurs d’échange (l’esclave en l’occurrence) voient leur cote augmenter vertigineusement du jour au lendemain.

Bref Kenshiro, même mal en point, trouve le moyen de se faire remarquer et doit prouver sa valeur. On s’attend donc à ce qu’il doive résoudre des équations ultra compliquées, histoire que se révèle en lui le sauveur d’un système économique en perdition.

Kenshiro : c'est finalement toujours une histoire de doigts...Mais non. Car Kenshiro ne mange pas de ce pain là, cette société est pourrie jusqu’à la moëlle, et une seule chose peut la sauver : une révolution, et une vraie. Et c’est dans une arène que notre héros devra instiguer le doute dans les valeurs communément admises.

Cette épreuve (un combat contre un gladiateur 3 fois plus haut que lui, la classique histoire de David contre Goliath) est remportée haut la main. Le processus de subversion des valeurs est en place...


- La figure de dieu : proclamer une vérité qui dérange peut amener au martyr (voyez l’exemple de Raël), et Kenshiro fait les frais d’une telle hybris : tel le christ notre seigneur, Kenshiro : ce christ là au moins ce n'est pas un fumier de Hyppie...il est crucifié par les autorités qui ne veulent pas voir que leur système est pourri.

Du coup la population voit en cette personne l’incarnation de tous leurs espoirs : il faut dire que la petite démonstration dans l’arène a un peu ouvert les yeux sur les capacités du bougre, qui se révèle être (par la bouche d’un vieux sage, qui par chance, a aussi atterri dans cette ville pour ouvrir les yeux du héros sur son destin : peut être lui aussi était-il allé jouer trop près de l’autoroute...) l’hériter du Hokuto Shinken.

Kenshiro : les envahisseurs, ils sont nombreux et déterminés. Est-ce qu'une seule personne pourra juguler l'invasion ? Kenshiro saura-t-il tendre l'autre joue à temps ?Et là, c’est le drame : le marchand d’esclave, devenu son ami (et oui, nous sommes tous des victimes. Dans un univers où la violence règne en maîtresse, qu’est-ce qui est bien ? Qu’est-ce qui est mal ? On ne peut en vouloir à ce pauvre marchand : rappelons que dans cette ville on ne vend que des esclaves. Que peut donc faire un marchand, à part vendre des esclaves ? Apparemment les boutiques de mode sont mal vues, de même que les épiceries puisque le pillage est la règle. Vendre des pillages organisés alors ?), meurt sous ses yeux, transpercé d’une multitude de flèches tirées par des envahisseurs (Je ne vous raconte pas tout : la ville va être envahie par un tyran, les habitants opprimés doivent se battre contre le tyran envahisseur et contre le tyran de la ville).

Autant dire qu’ils vont être pris en sandwich (même si dans cet anime c’est une notion qui tend à disparaître).

Face à tant de haine, il faut opposer l’Amour (remarquez le grand A). Kenshiro - Les bourre pifs, Kenshiro les multiplie à volonté ; La populace ne sera donc plus jamais affamée.Et c’est ce que se propose de faire Kenshiro, quelque peu enhardi par des signaux divins (une banale éclaircie qui déchire les nuages et l’entoure d’un halo lumineux : mais quand on a envie de croire...). Les chaines qui le retenaient attaché à la croix ne résistent pas plus que les théories keynesiennes face aux lois du marché. Une explosion d’amour le libère donc de son statut de martyr pour faire don de cet amour aux vandales alentours.

Kenshiro : il parvient à faire trembler la terre. Est-il responsable des tremblements de terre qui sévissent un peu partout ?Une armée aux portes de la ville, un seul opposant. Des séries de coups de pieds et de poing langoureux vient à bout de la multitude. Un smack final met à terre le grand chef.

Dieu est amour. Tel est aussi Kenshiro.

Cela pourrait finir ainsi, le héros ayant pris la pleine mesure de ses ressources et de son destin divin. Mais son rôle est d’endosser la souffrance de tous les humains pour la transformer en joie.

Unicef Haiti : lorsque la terre a tremblé, j'ai su que Kenshiro était colère et voyait rougeDonc tous meurent dans une explosion (à cause d’un truc con en plus... C’est un peu le même phénomène qu’en Haiti).

- Hype : cet anime, sorti en 2008, reçoit la note de6,4 / 10 sur imdb, ce qui prouve bien que c’est un bon film. Et puis les ambiances post apocalyptiques sont à la mode en ce moment.

Pour la mise en scène et l’interprétation des signes divins en notre monde, c’est tout simplement parfait. Notre église ferait bien d’en prendre de la graine, plutôt que d’afficher partout ce pauvre monsieur barbu décharné cloué à une croix : ce n’est pas vendeur.

Conclusion

X Godspeed Hokuto No Ken, la légende de Kenshiro Commentaires
Le film 3 7 La légende de Kenshiro est un anime, il n’a donc pas nécessité l’utilisation de maquillages hautement toxiques et de fausses barbes : c’est incontestablement un point ultra positif
Hype 2 9 Comment ne pas être sensible à ce goût d’enfance que nous procure Ken le survivant ? "Tu es déjà mort", c’est une réplique qui fait effet lorsque vus la déclamez dans les soirées mondaines. Bref, avantage à Kenshiro sur ce coup là
L’atmosphère 6 8
L’action 1 9 Indubitablement, il y a énormément plus d’action dans La légende de kenshiro : pieds, mains, techniques particulières, etc. On a droit à tout l’arsenal !
Total 12 35

Je vous conseille de voir les deux films toutefois...

Notes

[1] je présuppose, et vous me comprendrez aisément, qu’il n’existe qu’une seule et unique religion : la religion catholique. Je n’accorde que peu de crédit aux mécréants

[2] Vous noterez surement qu’encore une fois, plutôt que de tuer le(s) gentil(s) immédiatement, le méchant le(s) laisse filer pour finalement se faire avoir bêtement... Un peu comme si les méchants ne regardaient jamais la télévision...

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Commentaires

8 Messages de forum

  1. Godspeed vs. Hokuto No Ken, La Legende de Kenshiro ?

    "Tu vas mourir dans 10 secondes mais tu ne le sais pas encore !" Si le personnage de Ken est inspiré de Bruce Lee, en revanche cette phrase vient de moi quand je rencontrais mes ennemis féroces... Quand à ceux qui se poseraient la question de savoir qui est le + fort entre Ken et GodSpeed, cette question n’a aucun sens : comment peut-on battre un mec qui s’appelle Dieu de la Vitesse ? Cordialement, Maître GodSpeed Is A Chochotte (si si c’est mon vrai nom, c’est pour ça que je l’ai vaincu !)

    Voir en ligne : Je suis fan des Liens hypertexte optionnels

    par JAY défoncé Ken | 14 février 2010, 22:44

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    1. Godspeed vs. Hokuto No Ken, La Legende de Kenshiro ?

      Est-ce que tes ennemis féroces lisaient la bible ? Si oui cela peut expliquer le fait qu’ils aient attendu que tu leur porte un coup (fatal) avant de songer à répliquer. En effet, leur maître à tous (les catholiques) avait la fâcheuse habitude de tendre la joue dans un premier temps plutôt que d’enchaîner des combos coup de pied puis bourre-pif.

      Le héros de Godspeed est plutôt de ceux-là, et je t’accorde qu’il ne tiendrait même pas les 10 secondes avant de mourrir. A moins que ton taux d’alcool soit suffisamment élevé au moment du combat, grâce à quoi il pourrait pratiquer la boxe ivre (Zui quan) et mettre à mal la stratégie d’attaque de kenshiro.

      C’est donc à étudier...

      par siSSou | 14 février 2010, 23:01

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      1. Godspeed vs. Hokuto No Ken, La Legende de Kenshiro ?

        Argumentation très intéressante mais pas tout à fait exacte concernant le héros de Godspeed. Je m’explique :

        Je me rappelle avoir connu un type, Zhongli Quan, un des 8 immortels fondateur du Zui Quan (ne pas confondre avec le Zui Quan-tique que pratiquait Einstein).

        C’était un type grassouillet, la robe échancrée sur son ventre nu, ce qui faisait légèrement gay. On le reconnaissait à l’éventail qui lui servait à ranimer les âmes des morts et parce qu’aussi il ressemblait énormément à Philippe Seymour Hoffmann.

        Bref, sous prétexte que Monsieur pouvait ranimer les morts, il disait à tous mes ennemis (et pas les + mauvais : Féroce Man, Hyper Féroce Girl, I Kill Forcément You Man, You Can’t En Réchapper Woman, et ça c’est les moins méchants...) : "Démontez-le (pas dans le sens sexuel hein qu’on soit bien d’accord) et je vous ferais ressusciter. Ah oui j’oubliais, si c’est un 11 Septembre vous aurez droit à 1000 vierges en prime !!!"

        Le héros de Godspeed était donc plutôt de ceux-là : pas un mec sympa qui tend sa joue, oh non, ce fusse trop beau à l’époque. Non, plutôt le genre d’imbécile à foncer tête baissée alors qu’on lui raconte inepties sur inepties. Il était ivre tout le temps mais ne pratiquait pas le Zui Quan...on pourrait croire qu’il était faible mais que nenni ! Il n’avait pas son pareil pour t’allonger au sol et te faire des trucs de lutte bizarres...je terminerais là, après c’est du domaine du privé !

        Voir en ligne : Les Ennemis féroces sont-ils gay ?

        par Gustave Eiffel 65 | 15 février 2010, 10:14

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        1. Godspeed vs. Hokuto No Ken, La Legende de Kenshiro ?

          On ne doit pas parler de la même personne : le type dont je t’évoque quelques caractéristiques ne porte pas de tuniques échancrées mais plutôt des jeans avec un T-Shirt. De plus il a des cheveux et une grosse barbe.

          Par contre, je sais de lui qu’il aurait adoré pouvoir ranimer des morts. Je dirais même qu’il aurait tout donné pour cela.

          C’est un autre point commun avec Kenshiro : autant Ken excelle dans l’art de guérir (il le montre dans un OAV de 1987), autant le héros de Godspeed se prétend guérisseur (avec l’aide de dieu) sans jamais guérir qui que ce soit (apparemment il l’a tout de même déjà fait une seule et unique fois).

          par siSSou | 15 février 2010, 13:33

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          1. Godspeed vs. Hokuto No Ken, La Legende de Kenshiro ?

            Autant pour moi. Ceci dit dans l’OAV de 1973 intitulée "Hokuno No Kata No Dingo No Dingo Ten" et qui précède le préquel "Horiikuri Hokuto Kengoyo Hitashi Dembo Dembo" on apprend que le barbu est en réalité une femme qui a changé de sexe. Ce don de guérison exceptionnel...estb réellement exceptionnel

            Voir en ligne : Hokuto Toshiba Tengo Yokari

            par John Hitashi | 15 février 2010, 22:44

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            1. Godspeed vs. Hokuto No Ken, La Legende de Kenshiro ?

              Tout à fait d’accord Jay. Quelle argumentation, quel Talent, je m’agenouille...que dis-je je me prosterne tellement c’est génial ! Jay tu es vraiment mon Maître...merci à toi pour ce super blog Vincent bourré de vérités universelles.

              Voir en ligne : Jay est mon Maître et cette photo confirme que je suis bien Ber

              par Ber (le vrai, le seul, l’unique) | 15 février 2010, 22:48

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              1. Godspeed vs. Hokuto No Ken, La Legende de Kenshiro ?

                Dans l’OAV de 1912 Ken n’est-il pas un acteur de cinéma (muet du coup) qui perd ses mains dans un accident, s’en fait greffer de nouvelles qui n’ont de cesse de se coller aux fesses des femmes qui passent alentour ?

                Il me semblait bien pourtant...

                Même qu’à la fin il tente de se suicider (marre de se prendre des baffes), mais ses mains refusent : il apprend donc à les maîtriser et devient disciple de l’école du Hokuto Shinsen. Ses mains baladeuses l’aident beaucoup dans l’apprentissage de l’art du poing divin de la Grande Ourse.

                Finalement il entame une sévère dépression car il ne parvient pas à séduire le sexe faible : ses mains sont devenues si puissantes que lorsqu’il veut mettre une main aux fesses à une jolie demoiselle il la fait exploser. Et le pire se passe lors des 10 secondes avant que son corps éclate : il peut lire le désarroi d’une vie pas encore commencée, d’une vie n’ayant pas connu les joies et les affres de l’amour...

                D’où le sérieux (on peut même dire la sévérté) du personnage de la série des années 80. Un long passé hante déjà le messie de l’humanité décimée par l’holocauste (même si ce terme couramment utilisé est assez impropre dans cette acception) nucléaire.

                N’êtes vous pas d’accord ?

                par siSSou | 15 février 2010, 23:55

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                1. Godspeed vs. Hokuto No Ken, La Legende de Kenshiro ?

                  Vôtre talent pour la prose me surprendra toujours.

                  A cet égard et par respect envers l’auteur j’essaierais donc (dans mon argumentation qui j’espère ne sera pas par trop peu laborieuse), de me mettre à vôtre niveau si tenté qu’on puisse l’être avec seulement un Bac STT Option Intelligence Suprême et Spécialité Dieu Ultime.

                  Pardonnez cette boutade cher Sissou mais vôtre pseudo, euh excusez moi par deux fois (une fois pour le terme "pseudo" et une seconde pour le "euh"...et d’ailleurs une troisième fois car j’aurais pu le supprimer. Cependant ma flémingite aiguë, pour ne pas dire "flémardise" ou autres termes tout aussi indisposants, ne pûssiasse me le permettre. Et oui vous ne rêvez pas, je viens bien de dire "pûssiasse" ).

                  Ou en étais-je donc ?

                  Ah oui, nous discutions de l’OAV de 1912 que d’ailleurs je projetais déjà à l’époque bien que le piratage et autres "screener" (les guillemets sont importants) qui circulaient sur les gravophones (oui, oui, les gravophones) ne nous empêchiassent le succès escompté dans les salles. Les Frères Lumières à l’époque s’en plaignaient déjà mais il faut croire que le bruit assourdissant de leurs plaintes ne fussent couvert par le son de la pellicule qui au passage n’est apparu que bien après (je dis "bien après" car de nouveau ma flémingite aigûe ne m’autorise pas à chercher dans mes cours ou sur wikipédia).

                  Il faut également se remettre dans le contexte de l’époque : l’OAV de 1912 était très violente au point que les doubleurs de l’époque ont redoublé cette version lamentablement. La preuve : au lieu de n’entendre rien dans le version muette originale on n’entendait plus grand chose à la fin.

                  Le passage des "mains baladeuses" et plus particulièrement la scène où l’on voit le héros se balader en forêt tout en agitant ces "fameuses mains" pour "caresser" l’écorce des arbres a été jugée très choquante pour l’époque...et il faut le comprendre ! Cette simple scène aux tenants et aboutissants politiques était une remise en cause très grave du système.

                  En conclusion et je dirais-même pour conclure, rien n’égalera jamais la version de 1817 réalisée sur Pluton !

                  par L’homme qui murmurait à l’oreille de Sissou | 21 février 2010, 11:12

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